Le Fonds mondial pour la nature (WWF) Cameroun recrute un consultant indépendant pour l’évaluation finale et la capitalisation des leçons du projet: « towards Zero Wildlife Crime in Boumba-Bek & Nki National Parks in TRIDOM Cameroon for Elephant Security and Indigenous People &Local Communities benefits »
Vous voulez faire une différence positive pour l’avenir des gens et pour notre unique foyer commun, la Terre? Travailler avec WWF pourrait être une opportunité unique dans une vie :
Partout dans le monde, les gens prennent conscience de la crise croissante de la perte de la nature. Une prise de conscience grandissante que la nature est notre système de survie. Personne ne sera épargné des conséquences de sa perte. Ici, au WWF, nous aidons à relever ce défi mondial énorme.
Nos collaborateurs viennent de milieux très variés et possèdent une grande variété d’expertises, allant des ressources humaines et financières au plaidoyer et à la science de la conservation. Nous accueillons les candidatures de toute personne qui croit pouvoir nous aider à créer un avenir meilleur pour les personnes et la faune.
Ce que nous faisons :
Nous sommes une organisation indépendante de conservation, qui s’efforce de préserver le monde naturel au bénéfice des personnes et de la faune. Des particuliers et des communautés aux entreprises et au gouvernement, nous faisons partie d’une coalition croissante appelant les dirigeants mondiaux à mettre la nature sur la voie de la relance d’ici 2030. Ensemble, nous cherchons à protéger et restaurer les habitats naturels, stopper l’extinction massive de la faune et améliorer notre manière de produire et consommer de manière durable.
1. Contexte et contexte du projet
1.1. Le paysage de TRIDOM et son importance stratégique
Le Dja-Odzala-Minkébé (TRIDOM) tri-national est l’un des massifs forestiers les plus intacts d’Afrique centrale, couvrant environ 17,8 millions d’hectares à travers le Cameroun, le Congo et le Gabon, représentant environ 10 % de la forêt tropicale du bassin du Congo. Le segment camerounais du paysage TRIDOM s’étend sur 4,9 millions d’hectares dans le sud-est du Cameroun et abrite cinq zones protégées, dont le parc national de Nki (309 365 ha) et le parc national de Boumba-Bek (278 252 ha), qui constituent la principale zone d’intervention du projet.
Cette zone revêt une importance biologique exceptionnelle : elle abrite d’importantes populations d’éléphants de forêt (Loxodonta africana cyclotis), de grands singes (gorilles des basses terres de l’ouest et chimpanzés), de pangolins, ainsi qu’une extraordinaire diversité floristique et faunique. Le paysage est également le territoire traditionnel des Baka, un peuple indigène de chasseurs-cueilleurs (IP), ainsi que d’autres communautés bantoues locales (LC) dont les moyens de subsistance dépendent étroitement des ressources forestières.
1.2. Le projet en cours d’évaluation
Intitulé « Vers zéro crime contre la faune dans les parcs nationaux de Boumba-Bek et Nki à TRIDOM Cameroun pour la sécurité des éléphants et les avantages en propriété intellectuelle et LC », le projet a débuté le 1er juillet 2023 et s’achève le 30 juin 2026. Il est mis en oeuvre par le Bureau pays (CCO) du WWF Camerounais, avec un financement de WWF Pays-Bas (WWF NL) s’élevant à 1 400 000 €, dans le cadre d’un programme plus large estimé à 6 000 000 € intégrant plusieurs donateurs (WWF France, WWF Suède, UNESCO, etc.).
Ce projet constitue la troisième phase de l’intervention continue du WWF dans TRIDOM sur plus de 25 ans. Elle est structurée autour de deux stratégies de la Stratégie de Conservation TRIDOM :
• Stratégie 2 : Renforcer la position des droits des peuples autochtones et des
communautés locales (PI&LC) dans la gestion des ressources naturelles ;
• Stratégie 5 : Conserver la biodiversité, en mettant l’accent sur la lutte contre le braconnage, la présence permanente dans les clairières forestières et le suivi des espèces ciblées.
Le projet est organisé autour de cinq objectifs spécifiques : Évidemment. Énoncé d’objectif Indicateur clé
Objectif 1
D’ici 2026, les conflits liés à la MRN sont réduits de 50 % et au moins 10 % des PI&LC dans la zone du projet perçoivent des bénéfices directs et indirects des initiatives de gestion de la faune par rapport à la base de 2023.
Non. des plaintes soulevées et résolues via le mécanisme de plainte ; proportion de la population ayant une perception favorable de la conservation.
Objectif 2
D’ici 2026, la présence permanente dans certaines clairières forestières montre un indice de braconnage nul et une fréquence accrue d’éléphants et d’autres espèces sauvages clés observées par rapport à la référence de 2023.
Fréquence quotidienne des éléphants observés dans les clairières ; Nombre d’épreuves d’éléphants indépendantes toutes les 100 nuits via pièges photographiques.
Objectif 3
D’ici 2026, les panneaux illégaux par effort de patrouille dans les zones soutenues par le WWF à l’intérieur des parcs nationaux de Nki et Boumba-Bek ont été réduits d’au moins 25 % et le ratio de poursuites par défaut a augmenté d’au moins 50 % par rapport à la reference de juin 2023.
Taux de rencontre de panneaux illégaux par effort de patrouille ; Ratio de poursuites par contrevenant.
Objectif 4
D’ici 2026, au moins une action de politique de conservation par an est entreprise pour une meilleure gestion des ressources fauniques grâce à un plaidoyer éclairé par rapport à la référence de 2022.
Non. des actions politiques prises par an ; % des recommandations du WWF sont intégrées dans les documents de politique.
Objectif 5
D’ici 2026, une responsabilité accrue et une transparence accrues dans TRIDOM Cameroun poussent le gouvernement et le WWF à prendre des mesures appropriées contre au moins 75 % des cas de faute commis par des agents d’État et du personnel du WWF.
Non. des affaires d’inconduite exposées ; Ratio des affaires de faute conduite par rapport aux actions entreprises.
1.3. Parties prenantes clés
Les principaux acteurs du projet comprennent : MINFOF (principal co-exécuteur), les communautés Baka (peuples indigènes, principaux bénéficiaires et acteurs de biosurveillance), les communautés bantoues locales des 66 villages en périphérie des parcs, les conseils locaux (Ngoyla, Yokadouma, Moloundou), les éco-gardes, les entreprises forestières détenant des FMU, les ONG partenaires (ZSL, AWF, CEFAID, PERAD), les institutions judiciaires et les donateurs (WWF NL, WWF France, WWF Suède).
2. Portée de la mission et responsabilités
L’évaluation finale est une exigence standard dans le cadre des obligations de déclaration du WWF à son principal donateur, WWF Pays-Bas. Elle répond à un impératif triple :
• Responsabilité : Fournir une évaluation indépendante et crédible des résultats atteints par rapport aux objectifs fixés, au bénéfice de WWF NL, WWF CCO et MINFOF ;
• Apprentissage institutionnel : documenter et analyser les leçons apprises, les bonnes pratiques et les innovations (notamment l’approche de présence permanente dans les défrichements forestiers) afin d’éclairer les futures phases de programmation dans TRIDOM et dans d’autres paysages comparables en Afrique centrale ;
• Capitalisation : Pour produire une capitalisation exploitable, notez les modèles d’engagement de la PI&LC dans la conservation inclusive, les mécanismes de gouvernance entre les zones protégées et les communautés environnantes, ainsi que les approches anti-braconnage ayant donné leurs résultats.
3. Objectifs de l’évaluation
L’évaluation poursuit trois objectifs complémentaires :
Objectif 1 – Évaluation des résultats
Évaluer de manière indépendante dans quelle mesure le projet a atteint ses objectifs, résultats et livrables tels que définis dans le cadre logique et les plans annuels de travail (AWP), en utilisant les cinq critères standards de l’OCDE/CAD (pertinence, efficacité, efficacité, impact, durabilité).
Objectif 2 – Analyse des processus
Analyser la qualité de la mise en oeuvre des projets : gouvernance des programmes, coordination entre partenaires, gestion des garanties environnementales et sociales (ESSF), prise en compte des droits et intérêts de la PI&LC (en particulier le Baka), intégration de genre et fonctionnement du mécanisme de plainte.
Objectif 3 – Capitalisation
Documenter et analyser les innovations, bonnes pratiques et leçons tirées du projet afin d’extraire des perspectives transférables applicables à d’autres contextes de conservation communautaire en Afrique centrale. Une attention particulière sera portée à l’approche de présence permanente dans les défrichements forestiers, à l’implication des Baka dans le biosuivi et aux mécanismes de partage des bénéfices.
4. Questions sur la portée et l’évaluation
4.1. Portée de l’évaluation
L’évaluation couvrira toute la période de mise en oeuvre du projet (du 1er juillet 2023 au 30 juin 2026) et évaluera les deux stratégies ainsi que les cinq objectifs du projet financé par WWF Pays-Bas dans les parcs nationaux de Nki et Boumba-Bek et leurs périphéries. Étant donné que ce projet est intégré au programme de conservation plus large Jengi/TRIDOM soutenu par plusieurs donateurs, l’évaluation évaluera également comment le financement du WWF Pays-Bas a contribué, complété et exploité les synergies au sein du paysage plus large du programme, tout en maintenant l’accent principal sur l’intervention financée par WWF NL.
4.2. Questions d’évaluation selon le critère OCDE/CAD
IMPORTANCE
• Dans quelle mesure les stratégies et objectifs du projet ont-ils été adaptés aux besoins et priorités de conservation dans les domaines d’intervention ainsi qu’aux droits, besoins et intérêts de la PI&LC ?
• Comment le projet s’est-il adapté à l’évolution des dynamiques écologiques, sociopolitiques, de gouvernance et communautaires lors de sa mise en oeuvre ?
• Dans quelle mesure l’approche de conservation inclusive adoptée (présence permanente, biosurveillance communautaire) a-t-elle abordé les causes profondes du braconnage et des conflits identifiés ?
• Dans quelle mesure l’intervention financée par le WWF Pays-Bas était-elle intégrée et complémentaire au programme plus large Jengi/TRIDOM ?
EFFICACITÉ
• Dans quelle mesure les cinq objectifs spécifiques ont-ils été atteints par rapport aux objectifs prévus pour 2026 ?
• Quels facteurs ont facilité ou entravé l’obtention des résultats ? Quelles mesures correctives ont été prises et avec quel effet ?
• Comment et dans quelles conditions l’approche de présence permanente dans les clairières forestières (IKWA, Pondo) a-t-elle contribué à réduire la pression du braconnage, à améliorer la sécurité des éléphants et à accroître leur présence ?
• Dans quelle mesure le mécanisme de plainte mis en place par PERAD a-t-il fonctionné efficacement et contribué à réduire les conflits, à instaurer la confiance entre la propriété intellectuelle et la LC et les autorités du parc ?
EFFICIENCE
• Dans quelle mesure les ressources financières, humaines et matérielles ont-elles été mobilisées efficacement pour obtenir des résultats ?
• Quelle était l’efficacité des systèmes administratifs, financiers et de conformité du projet en relation avec les procédures du WWF et les exigences des donateurs ?
• Quelle était l’efficacité des mécanismes de coordination et de collaboration entre les différents acteurs (CCO WWF, MINFOF, ONG partenaires, IP et LC) ?
• Dans quelle mesure l’intégration au programme plus large Jengi TRIDOM a-t-elle créé des gains d’efficacité opérationnelle, des synergies ou une valeur ajoutée ?
IMPACT
• Comment la biodiversité (y compris les populations d’éléphants et d’autres espèces cibles), les systèmes de gouvernance et le bien-être de la PI&LC ont-ils évolué/attribué au cours de la période du projet, et comment le projet a-t-il contribué à ces changements observés ?
• Quels effets positifs et négatifs intentionnels ou non ont émergé des interventions de projet, notamment concernant la PI&CL, la cohésion sociale, les dynamiques de genre et les relations communautaires-parcs ?
• Dans quelle mesure l’approche de biosurveillance communautaire a-t-elle généré des données fiables et utiles ? Comment ces informations ont-elles été, ou seront-elles utilisées pour la prise de décision opérationnelle et stratégique ?
DURABILITÉ
• Dans quelle mesure les résultats, capacités, mécanismes de gouvernance et changements établis par le projet sont-ils susceptibles d’être maintenus au-delà de la période du projet ?
• Quelle est l’ampleur et l’autonomie des structures communautaires (plateformes multipartites, organisations communautaires, associations de biosurveillance, etc.) ?
• Quels risques clés, conditions favorables et écarts d’investissement pourraient affecter la durabilité, notamment en ce qui concerne l’engagement MINFOF, la motivation à la protection écologique et les alternatives de moyens de subsistance pour la propriété intellectuelle et la LC ?
Dans quelle mesure la stratégie de sortie du WWF est-elle réaliste, et quels mécanismes de financement sont en place pour la maintenir ?
4.3. Questions sur la capitalisation spécifique
• Quelles innovations méthodologiques ou organisationnelles méritent d’être documentées et partagées comme bonnes pratiques (en particulier l’approche de présence permanente, l’implication de SMART et Baka dans la biosurveillance) ?
• Quelles leçons tirées de l’engagement avec la PI&LC dans ce contexte très sensible (les allégations passées d’abus) sont transférables à d’autres contextes ?
• Comment ce modèle de conservation inclusif pourrait-il être adapté ou étendu à grande échelle dans d’autres paysages forestiers d’Afrique centrale ?
• Comment le financement du WWF aux Pays-Bas a-t-il contribué aux résultats plus larges de conservation du programme Jengi/TRIDOM, et quelles leçons peut-on tirer concernant la complémentarité, l’effet de levier et l’intégration programmatique des donateurs ?
5. Approche méthodologique
5.1. Principes directeurs
L’évaluation sera menée selon les principes d’indépendance, d’impartialité, de transparence, d’utilité et d’éthique. Le consultant adoptera une approche participative et inclusive, veillant à ce que toutes les parties prenantes aient une voix, y compris les groupes marginalisés (Baka, femmes, jeunes). L’évaluation respectera les normes de protection des données et le principe de « ne pas nuire » dans les interactions avec les communautés.
L’approche globale sera mixte, combinant méthodes quantitatives et qualitatives. Le consultant proposera un plan d’évaluation détaillé dans son offre technique, qui sera discuté et validé avec le CCO du WWF au début de la mission.
5.2. Méthodes de collecte de données
• Examen documentaire complet : documents de projet (proposition, AWP, rapports techniques semestriels et annuels), rapports SMART, données de biosurveillance (fréquence des éléphants dans les clairières, activité de pièges photographiques), scores IMETT/METT-4, rapports du mécanisme de plaintes (PERAD), rapports financiers, publications scientifiques pertinentes. Lorsque des documents de programme accessibles et pertinents provenant d’interventions complémentaires financées par des donateurs au sein du programme Jengi/TRIDOM doivent être utilisés pour évaluer la cohérence stratégique, la complémentarité et les voies de contribution.
• Entretiens semi-structurés : avec l’équipe de projet WWF (PM, éco-gardes, coordinateurs), représentants MINFOF (conservateurs NP), représentants IP&LC (communautés Baka et Bantoue, y compris femmes et jeunes), membres multipartites de la plateforme, ONG partenaires (PERAD/RACOPY).
• Groupes de discussion : Avec des communautés bénéficiaires dans les villages entourant les parcs (Salapoumbe, Koumela, Ngoyla, etc.), en assurant des sessions séparées pour les communautés féminines et Baka. • Visites sur le terrain si possible : observations directes dans le défrichage IKWA (NP Nki) et le défrichage Pondo (NP Boumba-Bek), réunions avec les équipes de présence permanente, visites de sites de biosurveillance.
• Analyse secondaire des données : données sur la population d’éléphants (transects et pièges photographiques), données de patrouille SMART, statistiques judiciaires (arrestations, poursuites, condamnations), données socio-économiques communautaires.
5.3. Triangulation et assurance qualité Toutes les conclusions doivent être triangulées à partir d’au moins trois sources d’information indépendantes. Le consultant présentera un rapport préliminaire (brouillon) à l’équipe du CCO du WWF et aux parties prenantes clés avant de finaliser le rapport, afin de valider les faits et de recueillir des observations.
6. Livrables attendus Le consultant produira les livrables suivants, rédigés en anglais (avec un résumé exécutif en français pour chaque livrable principal) : Non. Livrable Description Échéance
D1 Rapport de création
Plan de travail détaillé, note méthodologique révisée, outils de collecte de données (grilles d’entretien, guides de groupes de discussion, matrices d’évaluation), calendrier de mission sur le terrain.
D+5 Après la signature du contrat
D2 Rapport d’évaluation provisoire
Rapport complet comprenant : résumé exécutif, contexte, méthodologie, résultats selon les critères de l’OCDE/CAD et par objectifs, conclusions et Priorisez les recommandations. Maximum 60 pages hors annexes.
D+20 après le début de la mission sur le terrain
D3 Présentation de débriefing
Présentation PowerPoint des principales conclusions, conclusions et recommandations, pour un atelier de débriefing avec les parties prenantes.
D+22
D4 Rapport d’évaluation final
Version consolidée du rapport intégrant les observations du WWF CCO et WWF NL à la suite de l’atelier de débriefing.
D+25 (fin de la mission)
D5 Note de capitalisation
Document synthétique (maximum 15-20 pages) documentant les innovations transférables, les bonnes pratiques et les leçons apprises, avec des recommandations opérationnelles pour les programmes futurs.
D+25 (fin de la mission) Tous les livrables seront soumis au format électronique (Word et PDF). Les données brutes collectées (enregistrements anonymisés, notes d’entretien, données quantitatives) seront soumises au CCO du WWF en annexe au rapport final.
7.
Calendrier indicatif des missions La mission dure 25 jours, incluant environ 10 à 12 journées de terrain dans la zone d’intervention (Sud-Est du Cameroun). Le calendrier ci-dessous est indicatif et sera affiné dans le rapport d’origine. La mission dure 25 jours, incluant environ 10 à 12 journées de terrain dans la zone d’intervention (sud-est du Cameroun). Le calendrier ci-dessous est indicatif et sera affiné dans le rapport d’origine. Phase Activités Jours
Phase 1 – Démarrage (D1-D5)
Réunion de briefing avec le CCO du WWF ; Examen complet de bureau ; Finalisation des outils de collecte de données ; Rédaction et soumission du rapport de début.
5 jours
Phase 2 – Collecte des données de terrain (D6-D17)
Voyages et missions de terrain à Ngoyla, Yokadouma, Koumela, Ngatto, entretiens avec les communautés MINFOF, IP&LC, éco-gardes, partenaires ONG ; Groupes de discussion communautaires ; Visites aux clairières de l’IKWA ou de Pondo.
12 jours
Phase 3 –
Analyse et
Rédaction (D18-D22)
Analyse des données collectées ; triangulation ; Rédaction du rapport préliminaire.
5 jours
Phase 4 – Débriefing et finalisation
(D23-D25)
Présentation des conclusions préliminaires au CCO du WWF et aux parties prenantes ; Intégration des observations ; Rédaction du rapport final et de la note de capitalisation.
3 jours
TOTAL
25 jours
8. Profil du consultant
8.1. Qualifications et expérience requises
Parcours académique
• Diplôme minimum de master (ou équivalent) en sciences de l’environnement, biologie de la conservation, développement rural, sciences sociales, gestion de projets ou domaine connexe.
Expérience professionnelle
• Au moins 8 ans d’expérience professionnelle en conservation, développement communautaire ou gestion de projets dans le secteur de l’environnement ;
• Expérience prouvée d’au moins 3 évaluations finales ou à mi-terme de projets de conservation ou de développement financés par des donateurs institutionnels internationaux ;
• Expérience de travail en Afrique centrale et, de préférence, connaissance du contexte du bassin du Congo et/ou des paysages de conservation transfrontaliers ;
• Expérience d’évaluation de projets intégrant des dimensions des droits des peuples autochtones, de la conservation inclusive et du genre.
Compétences techniques
• la maîtrise des critères et normes d’évaluation de l’OCDE/CAD ;
• Compétences en méthodes mixtes (quantitatives et qualitatives) : entretiens, groupes de discussion, analyse de données écologiques et socio-économiques ;
• Connaissance du suivi de la faune (un atout) ; des approches anti-braconnage (SMART, cadre zéro braconnage) ;
• Connaissance des cadres de sauvegarde environnementale et sociale (ESSF) des organisations internationales de conservation (un atout) ;
• Maîtrise des outils informatiques standards (Word, Excel, PowerPoint) et des logiciels d’analyse qualitative (NVivo, Atlas.ti ou équivalents – un atout).
Compétences linguistiques • Excellente maîtrise de l’anglais (écrit et oral) – obligatoire ; • Bonne maîtrise du français (lecture et écriture) – obligatoire, car les documents de référence sont rédigés en français ;
8.2.
Critères d’exclusion
Le consultant indépendant sélectionné ne doit pas avoir été directement impliqué dans la conception, la mise en oeuvre ou la gestion du projet évalué au cours des trois (3) dernières années. Toute relation contractuelle, professionnelle ou personnelle susceptible de créer un conflit d’intérêts doit être déclarée lors de la soumission de l’offre.
8.3.
Option de conseil en équipe
Une équipe de deux consultants complémentaires peut être acceptée si cela est dûment justifié et si une répartition claire des rôles et responsabilités est spécifiée dans l’offre technique. Dans ce cas, un consultant principal (chef d’équipe) doit être clairement identifié comme le point de contact unique et garant de la qualité des livrables.
9.
Modalités de soumission
9.1.
Paquet d’applications
Les candidats intéressés sont invités à soumettre un dossier de candidature complet comprenant :
Offre technique (maximum 10 pages hors annexes)
• Compréhension du TOR et de la mission ;
• Proposition méthodologique détaillée, incluant la conception de l’évaluation, les outils envisagés et la stratégie d’échantillonnage ;
• Plan de travail détaillé avec calendrier ;
• CV mis à jour du ou des consultants en mettant en avant l’expérience pertinente.
• Exemples de rapports d’évaluation précédemment remplis (minimum 2 exemples).
Offre financière et documents justificatifs
• Budget détaillé en francs CFA ou euros, incluant les frais journaliers, les frais de déplacement et d’hébergement, les frais de communication et toute autre dépense prévue ;
• Une carte d’identité nationale ou un passeport valide (pour les étrangers) ;
• Un certificat de dédouanement fiscal et des documents d’enregistrement fiscal,le cas ;
• Détails bancaires (RIB) ;
• Numéro d’identification du contribuable (NIU).
9.2. Critères de sélection
Les offres seront évaluées sur la base d’une grille combinant des dimensions techniques et financières, selon la pondération suivante:
Il convient de noter que le non-respect des éléments constitutifs de la candidature constitue un motif de disqualification Critère Sous-critères Pondération
Qualité de l’offre technique
Compréhension des TOR, pertinence de la méthodologie, cohérence du plan de travail
45%
Expérience et qualifications du consultant
Formation, expérience d’évaluation et expérience en conservation en Afrique centrale
35%
Offre financière
Rapport qualité-prix, clarté et réalisme du budget
20%
9.3. Adresse de soumission et modalités
Les candidats intéressés sont invités à soumettre leur proposition, telle que décrite au point 7, en français ou en anglais, à l’adresse e-mail suivante: wwfcopprocurement@wwfcam.org
ou aux bureaux du WWF Camerounais, à Yaoundé – Bastos, situés derrière l’usine de Bastos.
Objet de l’email : « Candidature – Évaluation finale Jengi + Projet IWT FY24-FY26 »
La date limite de candidature sera spécifiée par le CCO du WWF lors de la publication officielle de cet appel à candidatures.
10. Gestion et supervision de la mission
10.1. Responsabilités des CCO de la WWF
• Désignez un point focal interne (le Senior M&E ou Jengi TRIDOM PM) chargé de superviser la mission et de coordonner les interactions entre le consultant et les parties prenantes.
• Faciliter l’accès aux documents du projet, aux données et aux parties prenantes clés ;
• Facilitait la logistique des missions sur le terrain (introductions auprès des communautés et autorités locales) ;
• Examiner et valider les livrables dans les délais convenus ;
• Organisez le débriefing des résultats.
10.2. Responsabilités de consultant
• Mener la mission de manière indépendante, impartiale et professionnelle, en stricte conformité avec les principes éthiques de la recherche avec les communautés (Consentement libre, préalable et éclairé – FPIC) ;
• Respecter les politiques de sauvegarde du WWF, en particulier les normes relatives aux peuples autochtones et aux droits de l’homme ;
• Garantir la confidentialité et l’anonymisation des données collectées lors des entretiens et des groupes de discussion ;
• Informez régulièrement le point focal de l’avancement du devoir et signalez rapidement tout obstacle ou difficulté ;
• Produire des livrables de haute qualité dans les délais convenus.
10.3.
Arrangements contractuels
Le consultant sera engagé sur la base d’un contrat de conseil signé avec le CCO du WWF. Le paiement sera effectué en plusieurs versements liés aux livrables validés. Toute déviation significative par rapport au plan de travail initial doit être convenue par écrit entre le consultant et le CCO du WWF.
Les offres doivent être soumises en français ou en anglais à l’adresse e-mail suivante wwfcopprocurement@wwfcam.org. Veuillez indiquer dans l’objet : « SÉLECTION D’UNE ENTREPRISE SPÉCIALISÉE DANS LA FOURNITURE DE PERSONNEL ET DE TRAVAILLEURS TEMPORAIRES POUR LE COMPTE DE WWF CAMEROON » Date limite de soumission : 19 juin 2026 à 00h00.
WWF est un employeur pour l’égalité des chances, engagé à construire une main-d’oeuvre diversifiée et inclusive. Nous encourageons toutes les personnes qualifiées à postuler, quel que soit leur genre, leur race, leur religion, leur expérience ou leur origine.
La publication de toute opportunité d’emploi, de conseil ou de prestataire de services ainsi que toute communication, entretien ou discussion ultérieure ne constitue pas un engagement contraignant de la part du WWF. Aucune obligation contractuelle ou financière ne surviendra de la part du WWF tant qu’un contrat écrit formel n’aura pas été dûment signé par les deux parties après la fin du processus de sélection.
Toutes les étapes de ce processus restent dans la phase de négociation et sont soumises à la validation interne et à l’approbation administrative du WWF. WWF se réserve le droit, si nécessaire, de modifier, reporter ou annuler le processus à toute étape avant l’engagement officiel, sans encourir aucune responsabilité envers les candidats ou tiers.